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POLITIQUE ET SYSTEMIQUE

06 Septembre 2019
Non, je ne vais pas parler ici de politique ou entrer dans ces querelles d’idées droites-gauches ou démocrates et libéraux. C’est un coup de gueule et une réflexion.

L’Amazonie prend feu au Brésil, en Bolivie (d’ailleurs je trouve que l’on parle peu de la Bolivie) et pendant ce temps notre président Emmanuel Macron et notre président Jair Bolsonaro se chamaillent. L’un parce qu’il a traité de menteur, l’autre parce qu’il s’est moqué de son épouse. Et bien sûr, tant que l’un n’aura pas fait ses excuses à l’autre, aucun accord ne semble possible, et l’Amazonie continue de brûler.  

Et moi qui croyais que l’on avait voté pour des gens intelligents, des gens qui savent mettre leur égo au service de la société et non à leur propre service.

On est loin de la Poignée de main de François Mitterrand et Helmut Kohl qui par ce geste symbolique ont permis de grandes avancées vers la fin de la guerre froide.

Ces deux présidents actuels sont-ils prêts à se donner la main en public ?

Je me trompe ou est-ce ma colère qui s’exprime quand je dis que si Deux Présidents par un geste symbolique ont voulu permettre la sortie de la guerre froide, deux autres veulent nous y faire entrer ?

Je peux supposer, du moins je l’espère, que Messieurs Macron et Bolsonaro ont des connaissances systémiques. Je me demande :
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  • Quand ils parlent ainsi de l’un et de l’autre savent-ils les conséquences de leurs actions ?
  • S’ils ne sont pas conscients des conséquences de ces chamailleries, comment peuvent-ils être conscients que ce qui se passe en Amazonie aura des conséquences graves sur la planète ?
  • Ne rien faire d’autre que se chamailler à travers les journaux et réseaux sociaux : à qui profite le crime aussi bien du côté du clan français que du clan brésilien ?
  • Par une approche systémique, la problématique serait vue dans sa globalité c’est-à-dire englobant le Brésil, la Bolivie, le Pérou, l’Equateur, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Surinam, la Guyane Française et dans une autre mesure le Chili et l'Argentine, pourquoi en France ne parle-t-on pratiquement que du Brésil ?
Forcément, je parle à travers mon simple savoir de l’approche systémique, je suis conscient que beaucoup de choses géopolitiques m’échappent ; mais là, on s’en moque, non ? Le torchon brûle et cette fois-ci c’est nous qui brûlons.

A travers l’approche systémique j’aime regarder à la fois les scénarios qui se répètent et aussi le côté fractal, la part d’une chose est le reflet du tout.

Inutile de faire un dessin concernant les effets répétitifs de l’histoire, ne vivons-nous pas, comme le moment de transition entre l’ère agricole et l’ère industrielle, ce moment de transition entre l’ère industrielle et l’ère digitale ? Nous avons déjà des prémices : la crise de 1929 et celle de 2008, la montée du nationalisme, la fin de certaines libertés sous couvert de protection…

Sur l’aspect fractal, je constate que les entreprises, les associations qui ont développé la circularité, la parité, la délégation de pouvoir, qui passe du contrôle à la confiance, pensent et agissent autrement. Elles gagnent en performance, en fluidité et aussi en liberté d’actions, en créativité, elles sont plus humaines et plus respectueuses.

Puisse que peu à peu, les organisations politiques et gouvernementales soient touchées par ce bon virus.

Merci, je me sens mieux, mais ça continue de brûler, je me sens surtout impuissant face à ces égos débiles. Je fais ma part pour n’avoir aucun regret, j’espère qu’il n’est pas trop tard.

Je vous propose de faire aussi votre part sans attendre les autres.

Bien à Vous.
Claude Arribas

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